« La Gibecière à Mots », fondée en 2012 par Stéphane le Mat, est une édition numérique qui vous propose des classiques de la littérature française et étrangère, « élevés » au domaine public, en ebooks.

« La Gibecière à Mots » remet sur le devant de la scène, des ouvrages que le temps a jaunis et recouverts d'une couche de poussière ; oubliés et abandonnés, « La Gibecière à Mots » vous offre la possibilité de leur donner une nouvelle place dans le présent.

« La Gibecière à Mots » fait également perdurer dans le temps des classiques plus connus.


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dimanche 12 juillet 2020

Du sang sur le Nil (Paul d'Ivoi)

Paul d'Ivoi (1856-1915)

"Le 15 janvier, dans cet hiver égyptien doux comme un printemps, ma chère Ellen et moi, mariés depuis trois mois, nous étions postés sur la toiture-terrasse de notre joli home du Caire.
Allongés sur des chaises longues de bambou, nous rêvions.
La nuit opaline de la vallée du Nil nous entourait de sa pénombre bleue, à travers laquelle se confondaient des chants, venant de la ville, ou des daha-biehs (bateaux) amarrées sur le fleuve, d’où se détache le canal Ismaïlieh, en bordure duquel se trouvait notre demeure, poétiquement dénommée Villa de l’Abeille.
Dans la rumeur nocturne, il nous semblait discerner les inflexions rauques des âniers excitant leurs bêtes, la mélopée des conteurs narrant, à l’angle des carrefours, les prouesses d’Antar, le héros arabe, ou les aventures de la Mahmoudié aux cheveux verts.
Et, toute pénétrée de la mythologie égyptiaque, que, depuis trois mois, nous avions étudiée en de longues et douces excursions à Giseh, à la Forêt pétrifiée, à Zaouyieh-El-Arran, Aboussi, Sakhara, Memphis, Dahehour, Helouan, Ellen murmura :
– Ne vous semble-t-il pas, Max, que sur cette plate-forme dominant la ville nous devenons plus que des êtres humains ? Pour moi, je vois en vous le divin Osiris, père du Nil, et je suis Isis, casquée du croissant lunaire ; nous écoutons, du haut d’un olympe, le bourdonnement de l’humanité ; si haut au-dessus d’elle que, dans le murmure imprécis, nous ne distinguons plus le blasphème de la prière.
Je la regardai surpris."

Marié à Ellen, la soeur cadette de l'espion X. 323, Max Trelam, journaliste au "Times" espère passer une lune de miel tranquille au Caire (Egypte)... Mais une étrange comète rouge apparaît dans le ciel...
Troisième et dernier opus de la trilogie "L'espion X. 323".


ISBN : 9782374636689

2,49 €

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mercredi 8 juillet 2020

Le canon du sommeil (Paul d'Ivoi)

Paul d'Ivoi (1856-1915)

"Depuis six semaines, Niète dormait dans l’un des cimetières de Madrid, l’espagnole.
Depuis six semaines, mon directeur et ami m’accablait de besogne, cherchant à noyer mon souvenir funèbre dans le souci du Times, de ce noble et puissant journal qui naguère était mon unique amour.
Hélas ! dans le travail, comme durant les heures oisives, j’étais toujours deux !
Auprès de moi, se tenait l’ombre de la fiancée disparue.
L’ombre, je dis bien, car la lumière d’une personnalité réside toute entière dans ses yeux, et par une cruauté bizarre de ma mémoire, il me suffisait de clore les paupières pour reconstituer la chère, la douloureuse silhouette évanouie dans l’au-delà, seulement, elle aussi m’apparaissait les paupières irrémédiablement closes sur ses yeux de bluets.
En vain, je tendais ma volonté... Je voulais éperdument revoir ce rayon adoré, emprunté à l’azur des pervenches. Effort inutile, supplément à une douleur déjà infinie en elle-même, je ne pouvais plus jamais évoquer les yeux de bluets.
Et cependant, by Heaven ! j’aurais dû échapper à cette obsession si mon âme de reporter n’avait été en quelque sorte plongée en léthargie par la souffrance de mon entité humaine.
Le « patron » me bourrait de travail, me traitant en journaliste dont les facultés professionnelles seraient actionnées par un moteur de quarante chevaux.
Et dans les brefs intervalles de ce journalisme à haute pression, quelqu’un le suppléait, m’aiguillant malgré moi, sans que j’en eusse conscience, vers le mystère nouveau qui devait me verser, sinon l’oubli, du moins le désir de vivre."

Max Trelam, journaliste au "Times", tente d'oublier la mort de sa fiancée, Diete (voir "L'homme sans visage"). Une nouvelle affaire va le remettre sur la route du mystérieux espion X. 323 : des personnes importantes meurent bizarrement avec le rire aux lèvres... Aux mêmes endroits, des épidémies infectieuses se déclenchent...
deuxième roman de la trilogie "L'espion X. 323".

ISBN : 9782374636665

2,49 €

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samedi 4 juillet 2020

L'homme sans visage (Paul d'Ivoi)

Paul d'Ivoi (1856-1915)

"Moi, Max Trelam, correspondant du Times, le puissant journal anglais, je tiens à déclarer qu’en écrivant ce récit, j’ai l’intention d’élever un monument à la gloire d’un homme dont la profession n’a point l’heur de plaire au plus grand nombre.
Cet homme est un espion.
Oui, un Espion... mais un espion étrange, inexplicable, peut-être unique.
D’abord, il n’a jamais été brûlé, selon l’expression usitée, alors que ses collègues professionnels ont tous succombé à un moment donné.
Ensuite, il a une audace, une clairvoyance incroyables. Sa puissance de raisonnement est telle que, secondée par un sens de l’observation que je n’ai rencontré au même degré chez personne, il arrive mathématiquement à prévoir ce qu’une circonstance donnée déterminera comme action chez un personnage d’un caractère connu.
Mais surtout, l’étrangeté de cet espion est sa loyauté. Ses actes, il les signe, avertissant ses adversaires qu’il est sur leur piste.
Vous penserez comme moi, j’imagine, qu’un être doué de qualités exceptionnelles peut seul se permettre si dangereuse franchise. Je vous étonnerai sans doute en ajoutant que mon très honorable espion est d’un désintéressement absolu, et que les gouvernements qui ont eu recours à ses talents en sont réduits à demeurer ses obligés.
Au moral, il est incompréhensible. D’une générosité chevaleresque, j’emploie le mot avec préméditation, car il joue sa vie chaque jour, il ne consent à s’occuper des affaires à lui soumises que si elles lui plaisent. Or, j’ai constaté que seules lui convenaient les missions ayant pour objet d’empêcher les guerres, de défendre les faibles contre toutes les oppressions...."

Max Trelam est journaliste au "Time". Au cours d'une enquête en Espagne, sa route croise celle d'un mystérieux espion : X. 323. Le journaliste va devenir son complice sans le vouloir. Mais qui se cache sous ce matricule de X. 323 ? Et cette marquise d'Almaceda qui n'est jamais loin ?


ISBN : 9782374636641

2,49 €

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dimanche 16 février 2020

Le prophète au manteau vert (John Buchan)

John Buchan (1875-1940)

"J’achevais de déjeuner et je bourrais ma pipe lorsqu’on me remit la dépêche de Bullivant.
Ceci se passait à Furling, la grande maison de campagne du Hampshire où j’étais venu terminer ma convalescence, après la blessure reçue à Loos. Sandy, qui s’y trouvait dans les mêmes circonstances que moi, était, à ce moment précis, à la recherche de la marmelade d’oranges. Je lui jetai le télégramme qu’il parcourut en sifflant.
– Eh bien ! Dick, vous voilà à la tête d’un bataillon... À moins que vous ne soyez versé dans un état-major ! Vous allez devenir un sale embusqué et vous dédaignerez les malheureux officiers de troupe ! Quand je songe à votre manière de traiter les embusqués autrefois !
Je demeurai songeur quelques instants. Le nom de Bullivant me reportait à dix-huit mois en arrière, à cet été brûlant qui précéda la guerre. Je n’avais pas revu Bullivant depuis, mais les journaux avaient souvent parlé de lui. Depuis plus d’un an, j’étais tout occupé de mon bataillon, n’ayant d’autre souci que de former de bons soldats. J’y avais assez bien réussi, et il n’y eut sûrement jamais d’homme plus fier que Richard Hannay lorsqu’il franchit les parapets des tranchées à la tête de ses Lennox Highlanders, par cette glorieuse et sanglante journée du 25 septembre. La bataille de Loos ne fut pas une partie de plaisir, et nous avions déjà connu quelques chaudes journées auparavant. Mais j’ose dire que les plus durs moments de la campagne traversés jusque-là étaient fort anodins, comparés à l’affaire à laquelle je m’étais trouvé mêlé en compagnie de Bullivant, au début de la guerre.
La vue de son nom au bas de ce télégramme sembla changer toute ma manière de voir..."

Angleterre 1915 : Blessé à la bataille de Loos, Dick Hannay est tranquillement en convalescence. Il est contacté par sir Bullivant qui lui propose une mission secrète et dangereuse : Que se trame-t-il en Turquie ? A lui de le découvrir au péril de sa vie...


ISBN : 9782374635606

2,49 €

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dimanche 28 juillet 2019

Rouletabille chez Krupp (Gaston Leroux)

Gaston Leroux (1868-1927)

"Quand le caporal Rouletabille débarqua sur le coup de 5 heures du soir à la gare de l’Est, il portait encore sur lui la boue de la tranchée. Et il s’efforçait plus vainement que jamais non point de se débarrasser d’une glaise glorieuse qui ne le préoccupait guère, mais de deviner par quel sortilège il avait été soudain arraché à ses devoirs multiples de chef d’escouade, en plein boyau avancé, devant Verdun.
Il avait reçu l’ordre de gagner Paris au plus vite et, sitôt dans la capitale, de se rendre à son journal : l’Époque. Toute cette affaire lui apparaissait non seulement bien mystérieuse, mais encore si « antimilitaire », qu’il n’y comprenait goutte.
Tout de même, si pressé qu’il fût de connaître la raison de son singulier voyage, le reporter était heureux de marcher un peu, après les longues heures passées dans le train.
Depuis le commencement de la guerre, c’était la première fois qu’il revoyait Paris. On était à la mi-septembre. La journée avait été belle. Sous les rayons obliques du soleil, les feuillages du boulevard de Strasbourg et du boulevard Magenta se doraient, s’enflammaient, glissaient leur double coulée rousse vers le cœur de Paris. Le mouvement de la ville, là-dessous, était plein de lumière et de tranquillité... comme avant ! comme avant !... Le jeune reporter en recevait une joie infinie.
D’autres, avant lui, étaient revenus et avaient montré une peine égoïste de revoir la ville dans sa splendeur sereine d’avant-guerre, à quelques kilomètres des tranchées. Ceux-là auraient voulu lui trouver un visage de souffrance en rapport avec leurs inquiétudes à eux, leurs angoisses, leur sacrifice. Rouletabille, lui, en concevait un singulier orgueil. « C’est parce que je suis là-bas, se disait-il, qu’ils sont comme cela, ici ! Eh bien, ça fait plaisir, au moins ! Ils ont confiance ! »
Et il se redressait dans sa crotte, dans ses vêtements boueux."

Le célèbre reporter Rouletabille est rappelé du front. Le gouvernement français veut lui confier une mission de la plus haute importance : pénétrer secrètement en Allemagne afin de délivrer un savant, sa fille et le fiancé de celle-ci, kidnappés par l'ennemi. S'il échoue, Paris sera entièrement détruite...


ISBN : 9782374634111

1,99 €

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dimanche 9 juin 2019

La dame noire des frontières (Gustave Le Rouge)

Gustave Le Rouge (1867-1938)

"C’était quelques semaines avant la déclaration de guerre. Deux croiseurs anglais venaient d’entrer dans le port de Boulogne-sur-Mer. Toute la ville était en fête. Le casino et les luxueux hôtels qui l’environnent étaient brillamment illuminés. Sur le port, les cabarets étaient remplis de matelots et de « matelotes ».
Jusqu’à une heure avancée de la nuit, des groupes en goguette répétaient d’une voix sonore des chansons nautiques :
Celui-là n’aura pas du vin dans son bidon ! La Paimpolaise ;La belle frégate, etc., etc.
Des patrouilles d’infanterie, la baïonnette au canon, la jugulaire baissée, tâchaient de mettre un peu d’ordre dans cette joie populaire. Ce n’était pas là une chose commode et, à maintes reprises, ils se heurtaient à des groupes de matelots anglais et français, se tenant fraternellement bras dessus, bras dessous, et chantant à perdre haleine la Marseillaise et le God save the King.
Seulement c’étaient les Anglais qui chantaient la Marseillaise et c’étaient les Français qui braillaient le God save the King, de toute la force de leurs poumons.
Dans le port, la plupart des navires étaient brillamment illuminés. Seul, un yacht d’environ mille tonneaux, ancré un peu à l’écart des autres bâtiments, semblait protester contre l’enthousiasme général. C’était le Nuremberg, propriété d’un millionnaire allemand, le fameux von der Kopper.."

1914, l'Europe est encore en paix mais pour peu de temps. A Boulogne-sur-Mer, le capitaine Marchal, ingénieur travaillant sur le blindage des avions, est amoureux d'Yvonne la fille de son supérieur, le général de Brenoise ; mais il est sous le charme de la belle et riche Anglaise Arabella Willougby. Le reporter de guerre, Robert Delangle, ami du capitaine, se méfie : Arabella ressemble fort à une espionne allemande rencontrée dans les Balkans : la dame noire des frontières...


ISBN : 9782374633855

1,99 €

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mercredi 17 avril 2019

Les trente-neuf marches (John Buchan)

John Buchan (1875-1940) 

"Cet après-midi de mai, je revins de la City vers les 3 heures, complètement dégoûté de vivre. Trois mois passés dans la mère patrie avaient suffi à m’en rassasier. Si quelqu’un m’eût prédit un an plus tôt que j’en arriverais là, je lui aurais ri au nez ; pourtant c’était un fait. Le climat me rendait mélancolique, la conversation de la généralité des Anglais me donnait la nausée ; je ne prenais pas assez d’exercice, et les plaisirs de Londres me paraissaient fades comme de l’eau de Seltz qui est restée au soleil. 
– Richard Hannay, mon ami, me répétais-je, tu t’es trompé de filon, il s’agirait de sortir de là.
Je me mordais les lèvres au souvenir des projets que j’avais échafaudés pendant ces dernières années à Buluwayo. En y amassant mon pécule – il y en a de plus gros, mais je le trouvais suffisant –, je m’y étais promis des plaisirs de toutes sortes. Emmené loin de l’Écosse par mon père dès l’âge de six ans, je n’étais pas revenu au pays depuis lors : l’Angleterre m’apparaissait donc comme dans un rêve des Mille et Une Nuits, et je comptais m’y établir pour le restant de mes jours. 
Mais je fus vite désillusionné." 

Richard Hannay, ancien ingénieur des mines, regrette d'avoir quitté l'Afrique du Sud pour l'Angleterre où il s'ennuie. La découverte d'un cadavre dans son salon va redonner du piment à son existence : le voilà embarqué dans une affaire d'espionnage et il devra sauver sa peau...




ISBN : 9782374633428

1,99 €

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