« La Gibecière à Mots », fondée en 2012 par Stéphane le Mat, est une édition numérique qui vous propose des classiques de la littérature française et étrangère, « élevés » au domaine public, en ebooks.

« La Gibecière à Mots » remet sur le devant de la scène, des ouvrages que le temps a jaunis et recouverts d'une couche de poussière ; oubliés et abandonnés, « La Gibecière à Mots » vous offre la possibilité de leur donner une nouvelle place dans le présent.

« La Gibecière à Mots » fait également perdurer dans le temps des classiques plus connus.


Affichage des articles dont le libellé est Romans épistolaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Romans épistolaires. Afficher tous les articles

dimanche 8 mars 2020

Les pauvres gens (Fiodor Dostoïevsky)

Fiodor Dostoïevsky (1821-1881)

"Mon inappréciable Varvara Alexéievna !
Hier j’ai été heureux, excessivement heureux, on ne peut pas plus heureux ! Une fois, du moins, dans votre vie, entêtée, vous m’avez écouté. Le soir, à huit heures, je m’éveille (vous savez, matotchka, que j’aime à dormir une couple d’heures quand je suis revenu du bureau), je m’étais procuré une bougie, j’apprête mon papier, je taille ma plume ; soudain, par hasard, je lève les yeux, – vraiment, mon cœur s’est mis à sauter si fort ! Ainsi, vous avez tout de même compris ce que je voulais, ce dont mon cœur avait envie ! Je vois qu’à votre fenêtre un petit coin du rideau est relevé et accroché au pot de balsamine, exactement comme je vous l’avais insinué l’autre jour ! J’ai même cru alors apercevoir votre visage à la fenêtre ; il m’a semblé que vous aussi me regardiez de votre chambrette, que vous aussi pensiez à moi. Et qu’il a été vexant pour moi, ma chère, de n’avoir pas bien pu voir votre joli petit minois ! Il fut un temps où nous aussi voyions clair, matotchka. Vieillesse n’est pas liesse, ma bonne amie ! Maintenant je vois toujours trouble ; pour peu que je travaille le soir, que je fasse quelques écritures, le lendemain matin j’ai les yeux rouges et larmoyants ; devant les étrangers je suis même honteux de pleurer ainsi. Pourtant, en imagination, j’ai vu briller votre sourire, mon petit ange, votre bon, votre affable petit sourire, et dans mon cœur ç’a été tout à fait la même sensation que quand je vous ai embrassée, Varinka, – vous en souvenez-vous, mon petit ange ? Savez-vous, chérie, il m’a même semblé que vous me menaciez du doigt ! Est-ce vrai, espiègle ? Ne manquez pas de me retracer tout cela en détail dans votre lettre."

Une correspondance épistolaire s'engage entre le vieux fonctionnaire Makar Alexéiévitch et la jeune Varvara Alexéievna. Ils habitent l'un en face de l'autre. Ils se racontent leurs tristes vie de tous les jours et leurs malheurs...
1er roman de Fiodor Dostoïevsky.
Roman épistolaire.


ISBN : 9782374635798

1,99 €

Achetez-le en ligne

mercredi 24 avril 2019

Mademoiselle de Maupin (Théophile Gautier)

Théophile Gautier (1811-1872)

"Tu te plains, mon cher ami, de la rareté de mes lettres. – Que veux-tu que je t’écrive, sinon que je me porte bien et que j’ai toujours la même affection pour toi ? – Ce sont choses que tu sais parfaitement, et qui sont si naturelles à l’âge que j’ai et avec les belles qualités qu’on te voit, qu’il y a presque du ridicule à faire parcourir cent lieues à une misérable feuille de papier pour ne rien dire de plus. – J’ai beau chercher, je n’ai rien qui vaille la peine d’être rapporté ; – ma vie est la plus unie du monde, et rien n’en vient couper la monotonie. Aujourd’hui amène demain comme hier avait amené aujourd’hui ; et, sans avoir la fatuité d’être prophète, je puis prédire hardiment le matin ce qui m’arrivera le soir.
Voici la disposition de ma journée : – je me lève, cela va sans dire, et c’est le commencement de toute journée ; je déjeune, je fais des armes, je sors, je rentre, je dîne, fais quelques visites ou m’occupe de quelque lecture : puis je me couche précisément comme j’avais fait la veille ; je m’endors, et mon imagination, n’étant pas excitée par des objets nouveaux, ne me fournit que des songes usés et rebattus, aussi monotones que ma vie réelle : cela n’est pas fort récréatif, comme tu vois. Cependant je m’accommode mieux de cette existence que je n’aurais fait il y a six mois. – Je m’ennuie, il est vrai, mais d’une manière tranquille et résignée, qui ne manque pas d’une certaine douceur que je comparerais assez volontiers à ces jours d’automne pâles et tièdes auxquels on trouve un charme secret après les ardeurs excessives de l’été."

Le chevalier d'Albert est à la recherche de la femme idéale. Sa quête de la beauté parfaite l'attire, malgré lui, vers Théodore de Sérannes, un jeune homme séduisant qui répond à tous les critères de beauté et de pureté recherchés par le chevalier. Qui est vraiment Théodore ?



ISBN : 9782374633480

2,49 €

Achetez-le en ligne

mercredi 13 mars 2019

Les confessions de Claude (Emile Zola)

Emile Zola (1840-1902) 

"Vous avez connu, mes amis, le misérable enfant dont je publie aujourd’hui les lettres. Cet enfant n’est plus. Il a voulu grandir dans la mort et l’oubli de sa jeunesse. 
J’ai hésité longtemps avant de donner au public les pages qui suivent. Je doutais du droit que je pouvais avoir de montrer un corps et un cœur dans leur nudité ; je m’interrogeais, me demandant s’il m’était permis de divulguer le secret d’une confession. Puis, lorsque je relisais ces lettres haletantes et fiévreuses, vides de faits, se liant à peine les unes aux autres, je me décourageais, je me disais que les lecteurs accueilleraient sans doute fort mal une pareille publication, toute diffuse, toute folle et emportée. La douleur n’a qu’un cri ; l’œuvre est une plainte sans cesse répétée. J’hésitais comme homme et comme écrivain.
Un jour, j’ai songé enfin que notre âge a besoin de leçons et que j’avais peut-être entre les mains la guérison de quelques cœurs endoloris. On veut que nous moralisions, nous les poètes et les romanciers. Je ne sais point monter en chaire, mais je possédais l’œuvre de sang et de larmes d’une pauvre âme, je pouvais à mon tour instruire et consoler. Les aveux de Claude avaient le suprême enseignement des sanglots, la morale haute et pure de la chute et de la rédemption. 
Et j’ai vu alors que ces lettres étaient telles qu’elles devaient être. J’ignore encore aujourd’hui comment le public les acceptera, mais j’ai foi dans leur franchise, même dans leur emportement. Elles sont humaines." 

Claude, un jeune provincial, est parti vivre à Paris ; mais, confronté à la solitude et la misère, il déchante très vite. Un soir, il secourt sa voisine Laurence, une jeune fille débauchée, en proie à une crise de nerf. Quelques jours plus tard, celle-ci s'installe chez Claude. Il ne la rejette pas...  
Pendant cette année passée à Paris, Claude couche, sur le papier, sa vie, ses sentiments, ses misères... 
Premier roman d'Emile Zola.



ISBN : 9782374633145

1,99 €

Achetez-le en ligne

lundi 6 juillet 2015

Les souffrances du jeune Werther (Goethe)


Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)

"Quelquefois je ne puis comprendre comment un autre peut l'aimer, ose l'aimer, quand je l'aime si uniquement, si profondément, si pleinement ; quand je ne connais rien, ne sais rien, n'ai rien qu'elle."
Grâce aux lettres du narrateur Werther à son ami Whilhem, nous devenons témoins de la passion destructive d'un amour impossible... Werther aime Charlotte.
Premier livre édité du philosophe allemand Goethe, il fut interdit, dès sa parution, pour apologie du suicide. Comme toutes les censures, cet interdit fit la renommée du livre et de son auteur ! Goethe n'était alors qu'un jeune avocat !



ISBN : 9782374630083

1,99 €

Achetez-le en ligne