« La Gibecière à Mots », fondée en 2012 par Stéphane le Mat, est une édition numérique qui vous propose des classiques de la littérature française et étrangère, « élevés » au domaine public, en ebooks.

« La Gibecière à Mots » remet sur le devant de la scène, des ouvrages que le temps a jaunis et recouverts d'une couche de poussière ; oubliés et abandonnés, « La Gibecière à Mots » vous offre la possibilité de leur donner une nouvelle place dans le présent.

« La Gibecière à Mots » fait également perdurer dans le temps des classiques plus connus.


Affichage des articles dont le libellé est Philosophie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Philosophie. Afficher tous les articles

jeudi 12 mars 2020

Les opinions de M. Jérôme Coignard (Anatole France)

Anatole France (1844-1924)

"Je n’ai pas besoin de retracer ici la vie de M. l’abbé Jérôme Coignard, professeur d’éloquence au collège de Beauvais, bibliothécaire de M. de Séez, Sagiensis episcopi bibliothecarius solertissimus, comme le porte son épitaphe, plus tard secrétaire au charnier Saint-Innocent, puis enfin conservateur de cette Astaracienne, la reine des bibliothèques, dont la perte est à jamais déplorable. Il périt assassiné, sur la route de Lyon, par un juif cabbaliste du nom de Mosaïde (Judæa manu nefandissima), laissant plusieurs ouvrages interrompus et le souvenir de beaux entretiens familiers. Toutes les circonstances de son existence singulière et de sa fin tragique ont été rapportées par son disciple, Jacques Ménétrier, surnommé Tournebroche parce qu’il était fils d’un rôtisseur de la rue Saint-Jacques. Ce Tournebroche professait pour celui qu’il avait l’habitude de nommer son bon maître une admiration vive et tendre. « C’est, disait-il, le plus gentil esprit qui ait jamais fleuri sur la terre. » Il rédigea avec modestie et fidélité les mémoires de M. l’abbé Coignard, qui revit dans cet ouvrage comme Socrate dans les Mémorables de Xénophon.
Attentif, exact et bienveillant, il fit un portrait plein de vie et tout empreint d’une amoureuse fidélité. C’est un ouvrage qui fait songer à ces portraits d’Érasme, peints par Holbein, qu’on voit au Louvre, au musée de Bâle et à Hampton-Court, et dont on ne se lasse point de goûter la finesse. Bref, il nous laissa un chef-d’œuvre.
On sera surpris, sans doute, qu’il n’ait pas pris soin de le faire imprimer. Pourtant il pouvait l’éditer lui-même, étant devenu libraire, rue Saint-Jacques, à l’Image Sainte-Catherine, où il succéda à M. Blaizot."

L'abbé Jérôme Coignard est un érudit épicurien et plein de sagesse dont Anatole France nous a conté les aventures dans "La rôtisserie de la reine Pédauque". Son élève Jacques Tournebroche, fils d'un rôtisseur et libraire, a recueilli ses enseignements sur différents sujets tels que la justice, l'armée, la politique...


ISBN : 9782374635828

1,99 €

Achetez-le en ligne

dimanche 5 janvier 2020

L'homme-fourmi (Han Ryner)

Han Ryner (1861-1938)

"Avant de conter mon incroyable métamorphose et les étranges aventures de ma vie de fourmi, il me paraît d’une bonne méthode de dire celui que j’étais à l’heure de la surprise et de résumer en peu de lignes mon existence antérieure.
Ces premières pages me seront difficiles et humiliantes. Depuis l’étonnante épreuve, mes idées et mes sentiments ont bien changé. L’homme que je suis méprise justement l’homme que je fus. Je vais essayer de ressusciter un instant l’être méprisable et méprisé. C’est à lui que je dois donner la parole d’abord. Autrefois serait inexactement peint sans les couleurs d’autrefois, et je ne puis expliquer une période de mon existence qu’en retrouvant le ton dont je parlais alors et le rythme sur lequel je pensais.
Je m’appelle Octave-Marius Péditant. Je suis né le 8 avril 1875 à Château-Arnoux (Basses-Alpes) de parents considérés, riches pour notre village et fiers de leur supériorité de fortune. Tant en terres et autres immeubles qu’en argent solidement placé, ils possédaient plus de deux cent mille francs. Par malheur, eux si sages, si sobres en tout le reste, ne surent point limiter le nombre de leurs enfants.
J’étais l’aîné et, dès mon plus bas âge, j’annonçais d’heureuses dispositions scientifiques. Ils n’eurent pas la justice de comprendre ce qui était dû à mon intelligence. Pourtant, si j’étais resté fils unique, si j’avais eu assez de revenus pour vivre sans travail forcé, pour consacrer tout mon temps aux études que j’aimais, j’aurais pu devenir un économiste de premier ordre, l’égal de M. Paul Leroy-Beaulieu ou de M. Baudrillart ! Hélas ! On me donna six frères et quatre sœurs. Et encore, heureusement, mon père mourut très jeune, sans avoir le temps matériel de compléter la douzaine.
Quoique je parle avec une raison inflexible même quand il s’agit des miens, je ne voudrais pas qu’on me prît pour un mauvais cœur. Ce jugement serait injuste..."

Octave Péditant devient une fourmi, pour un an, grâce à une fée. Le voilà plongé dans le formidable mondes de ces petites créatures... Les fourmis sont-elles meilleures que les êtres humains ?


ISBN : 9782374635231

1,99 €

Achetez-le en ligne

dimanche 29 septembre 2019

Spiridion (George Sand)

George Sand (1804-1876)

"Lorsque j’entrai comme novice au couvent des Bénédictins, j’étais à peine âgé de seize ans. Mon caractère doux et timide sembla inspirer d’abord la confiance et l’affection ; mais je ne tardai pas à voir la bienveillance des frères se changer en froideur ; et le père trésorier, qui seul me conserva un peu d’intérêt, me prit plusieurs fois à part pour me dire tout bas que, si je ne faisais attention à moi-même, je tomberais dans la disgrâce du Prieur.
Je le pressais en vain de s’expliquer ; il mettait un doigt sur ses lèvres, et, s’éloignant d’un air mystérieux, il ajoutait pour toute réponse :
« Vous savez bien, mon cher fils, ce que je veux dire. »
Je cherchais vainement mon crime. Il m’était impossible, après le plus scrupuleux examen, de découvrir en moi des torts assez graves pour mériter une réprimande. Des semaines, des mois s’écoulèrent, et l’espèce de réprobation tacite qui pesait sur moi ne s’adoucit point. En vain je redoublais de ferveur et de zèle ; en vain je veillais à toutes mes paroles, à toutes mes pensées ; en vain j’étais le plus assidu aux offices et le plus ardent au travail ; je voyais chaque jour la solitude élargir un cercle autour de moi. Tous mes amis m’avaient quitté. Personne ne m’adressait plus la parole. Les novices les moins réguliers et les moins méritants semblaient s’arroger le droit de me mépriser.."

Dans un monastère italien, Angel, novice, est le bouc émissaire du Père Hegesippe et des autres moines. Lui reproche-t-on d'être trop parfait ? Après un malaise dans la sacristie déserte, il entend une voix douce prier. Il rencontre alors le père Alexis, un moine solitaire...


ISBN : 9782374634463

1,99 €

Achetez-le en ligne

dimanche 17 juin 2018

L'Ingénu - Micromégas (Voltaire)

Voltaire (1694-1778) 

L'Ingénu : 
"Un jour saint Dunstan, Irlandais de nation et saint de profession, partit d’Irlande sur une petite montagne qui vogua vers les côtes de France, et arriva par cette voiture à la baie de Saint-Malo. Quand il fut à bord, il donna la bénédiction à sa montagne, qui lui fit de profondes révérences, et s’en retourna en Irlande par le même chemin qu’elle était venue.
Dunstan fonda un petit prieuré dans ces quartiers-là, et lui donna le nom de prieuré de la Montagne, qu’il porte encore, comme un chacun sait." 

Micromégas : 
"Dans une de ces planètes qui tournent autour de l’étoile nommée Sirius, il y avait un jeune homme de beaucoup d’esprit, que j’ai eu l’honneur de connaître dans le dernier voyage qu’il fit sur notre petite fourmilière ; il s’appelait Micromégas, nom qui convient fort à tous les grands. Il avait huit lieues de haut : j’entends, par huit lieues, vingt-quatre mille pas géométriques de cinq pieds chacun."




ISBN : 978-2-37463-215-5

1,99 €

Achetez-le en ligne




dimanche 11 juin 2017

Candide ou l'optimiste (Voltaire)

Voltaire (1694-1778) 

"Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son Ame..." 

Candide est un conte philosophie dans lequel les lecteurs suivent les aventures - ou plutôt les mésaventures de Candide et de ses amis, lors de leurs voyages forcés. 

"Tout est au mieux dans le meilleur des mondes..." enseigne Pangloss ; a-t-il raison ou est-ce l'indécrottable pessimiste Martin qui a raison quand il prétend que la vie est au mieux supportable ? A moins qu'il existe un juste milieux comme le pense Candide... 

"Candide" fut le plus grand succès de Voltaire.



ISBN : 9782374631615

1,99 €

Achetez-le en ligne

mercredi 8 juillet 2015

Les rêveries du promeneur solitaire (Jean-Jacques Rousseau)

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Ces "rêveries du promeneur solitaire" sont les derniers écrits du philosophe genevois; publiés posthumément. La dixième promenade est restée inachevée.
Rédigées au cours de ses deux dernières années, ces promenades sont une véritable introspection sur lui-même et un appel à un bonheur simple grâce à la contemplation et aux petits plaisirs que nous apporte la vie.

Mais ces promenades et ces rêveries où se mêlent souvenirs et méditations étaient-elles vraiment destinées à être lues par d'autres personnes que Rousseau lui-même ?




ISBN : 9782374630120

1,99 €

Achetez-le en ligne